Les éditions Super 8 : L’obsession et Carter contre le Diable

 

Un des projets éditoriaux les plus enthousiasmants de 2014 vient de voir le jour, et c’est assez pour que je sorte de mon mutisme de ces derniers mois pour vous en toucher un article.

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Sonatine vient de donner naissance, avec l’aide de Fabrice Colin en directeur de collection, aux éditions Super 8, dont la ligne éditoriale et le crédo ne peut que faire frétiller d’aise les amateurs de mélanges des genres : « Nous prônons la confusion des genres, les fables déjantées, les aventures ludiques et la participation active du lecteur. Tout le monde a compris depuis Lost et Alan Moore, depuis Kick-Ass et Inception, que l’on pouvait bien être geek et class – que c’était la meilleure façon de plonger dans le tourbillon pop qui s’annonce. » (Fabrice Colin dixit, citation piquée sur le site d’Elbakin.net)

Voici donc les deux premiers titres de Super8, tout juste sortis des caisses des libraires :

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L’obsession

James Renner – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Caroline Nicolas

Super 8 éditions – 574 pages

« L’Homme de Primrose Lane » : voilà le nom sous lequel on le connaissait, ici, même si certains l’appelaient « l’ermite », « le reclus » ou « le cinglé » quand ils jacassaient à son propos aux fêtes de quartier. Pour l’agent Tom Sackett, cependant, il avait toujours été « l’homme aux mille moufles ».

Il y avait une raison à ce surnom : l’ermite portait toujours des moufles en laine, même en plein mois de juillet. Peu de gens avaient dû remarquer qu’il en mettait une paire différente chaque fois qu’il sortait de sa maison délabrée »

« L’homme aux mille moufles » vient d’être assassiné de la façon la moins propre possible, et la petite ville de l’Ohio où il vivait reclus est sous le choc. Encore plus lorsque la police trouve, en fouillant sa maison, un ensemble de notes prises par le défunt où sont scrupuleusement recopiés les moindres faits et gestes d’une jeune fille du quartier. On se rend bien compte que personne ne connaissait ce vieux monsieur, suffisamment louche pour obséder sur des jeunettes et mériter d’être éparpillé façon puzzle.

Une seule personne ne suit pas vraiment l’affaire : David Ness, écrivain à succès dont la femme est morte quelques temps plus tôt et qui est depuis inconsolable.  Son éditeur le force à sortir de son coma émotionnel et lui propose de s’intéresser à ce fait-divers, matière potentielle à un prochain livre. D’abord réticent, David va finir par se plonger dans l’affaire de Primrose Lane, quitte à devenir à moitié dingue face aux découvertes que l’histoire recèle.

En voilà un résumé qui survole à peine le sac de nœud qu’est ce roman, mais je ne peux vraiment rien dire de plus, tant en dévoiler trop serait vous gâcher le plaisir.

On commence « L’obsession » comme on commence un très bon thriller. Multiplicité des intrigues et des personnages, fausses pistes, réel intérêt et grosse envie de casser le(s) mystère(s) semés par l’auteur en cours de route.

Et puis, à plus de la moitié du livre, on lit la première phrase d’un nouveau chapitre, on la relit, on la re-relit, et on en arrive à la conclusion qu’on l’a bien comprise, que le roman va dans une direction qu’on n’avait pas du tout envisagé et qui promet une seconde partie complètement dingue. Mais même là, la construction parfaitement huilée du roman ne se grippe pas, s’en retrouve même consolidée, et les innombrables pièces du puzzle dont on finissait par se demander si elles n’étaient pas dans la mauvaise boîte se mettent en place jusqu’au final grandiose. On referme le bouquin en se disant que l’auteur est un grand siphonné dont on attend le prochain bouquin avec impatience.

En relisant la quatrième de couverture après coup, on se rend compte que l’éditeur mentionnait les ombres tutélaires de Stephen King et de Philip K. Dick, comparaisons auxquelles on avait moyen fait attention tant elles pullulent sans rime ni raison sur toutes les quatrièmes de France, de Navarre et du monde, et on se dit que l’éditeur ne s’est pas fichu de nous (détail rajouté à cet article afin que les gens qui seraient foncièrement allergiques aux deux auteurs suscités n’aillent pas tenter le coup pour finir par regretter leur temps et leur argent…).

En bref, un roman vraiment dingue qui se dévore de bout en bout, et qui explore l’obsession sous toutes ses formes et conséquences de belle manière. Une première sortie qui annonce parfaitement la couleur éditoriale de Super 8, et qui pousse d’ores et déjà à attendre de pied ferme les prochaines sorties !

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Carter contre le diable

Glen David Gold – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier de Broca

Super 8 éditions – 814 pages

« Carter ne naquit pas illusionniste. Certes, il aimait se prétendre le septième fils d’une lignée de magiciens, voire l’arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de sorciers celtes. Parfois, il disait avoir suivi des années d’apprentissage auprès de mages orientaux. Mais ces déclarations destinées à la presse omettaient un détail : dès le début, la magie ne fut pas pour Charles Carter une simple distraction, mais un moyen de survie. »

San Francisco, 1923 : Carter le Grand donne son nouveau spectacle de magie, et pour les besoins du dernier numéro, propose au Président des Etats-Unis, Warren G. Harding de l’accompagner sur scène. Le spectacle est un succès, mais quand le Président est retrouvé mort deux heures plus tard, Carter sent bien qu’il va être l’ennemi public numéro 1 dans tout le pays. Il décide donc de disparaître quelques temps, le temps de mener son enquête, et ce malgré le zèle obtus de Griffin, agent des services secrets, qui a bien décidé de faire tomber l’illusionniste, d’anciens ennemis qui refont surface, d’un nouvel amour qui s’ébauche et de finances personnelles en chute libre qui imposent un prochain spectacle mémorable à concevoir. Gros programme, donc, mais quand on se bat avec le Diable tous les soirs sur scène, on ne se démonte pas si facilement.

Etats-Unis, années 20, monde des illusionnistes : il n’en fallait pas beaucoup plus pour que je me jette sur ce livre séance tenante. Lecture finie, qu’en dire ? Et bien que je n’ai pas été déçu par ce bon gros pavé somme toute assez classique (surtout si on le compare à L’obsession…) mais qui se lit tout seul.

L’enquête en elle-même est bien fichue, et réserve son lot de très bons moments, mais elle n’est pourtant pas ce qui fait les plus grands plaisirs de « Carter ».  Après un rapide prologue sur la mort de Harding et les débuts de l’enquête, on abandonne le présent pour une longue première partie sur la jeunesse de Carter, à mon sens une la plus réussie du livre. La découverte de l’illusion, les tournées cradingues de 4ème zone où il apprend son métier et la façon de « gérer » un auditoire, élaboration des premières illusions de grandes envergures…

Dans la deuxième partie, c’est le personnage de Griffin, agent secret borné qui ressort, et qu’on ne peut s’empêcher d’apprécier (alors qu’il essaie quand même de faire tomber notre héros…) ainsi que la relation entre Carter et la très mystérieuse Phoebe, jeune femme aveugle au passé trouble.

L’auteur est très fort pour faire revivre une époque et le milieu des magiciens (tous les numéros décrits ont vraiment existé et donnent envie d’être dans le public). De même, il a le chic pour faire exister des personnages, même très secondaires, et pour rajouter des scènes dont l’utilité n’est pas flagrante à l’histoire mais qui donne l’épaisseur suffisante à tel personnage ou tel trait de l’intrigue (exemple la scène de conclusion, quasi gratuite et pourtant très juste et très touchante.).

Voilà, plus que quelques semaines à attendre avant le prochain Super 8. Excellents choix pour ces deux premiers titres de la collection, qui annonce la ligne éditorial tout en prouvant que la proposition sera vaste et de qualité.

Merci à Fabrice Colin et Sonatine pour ces deux belles découvertes, point de départ d’une aventure éditoriale à laquelle je souhaite longue et heureuse vie !

Pour qui ?

Pour ceux qui aiment le mélange des genres.

Pour les enthousiastes de Sonatine, qui ont appris à faire confiance à leurs choix de textes un peu barrés mais souvent très jouissifs.

Pour ceux qui aiment les constructions de romans machiavéliques qui ne laissent rien au hasard et les mises en abyme (L’obsession).

Pour les fans des années 20, de la magie, et des grands romans américains dans lesquels on plonge tête baissée dès la troisième page (Carter).

Bonnes lectures à toutes et tous,

Yvain

S’abandonner à rencontrer Sylvain Tesson

tesson valouDimanche 12 janvier, j’ai eu le grand bonheur d’accueillir et de converser avec l’homme des forêts de Sibérie, à la librairie le Divan, à l’occasion de la sortie de son dernier livre.

sabandonneràvivreLa foule des grands jours et des lecteurs conquis : c’était beau de voir dans les yeux des lecteurs, captifs de ses paroles, tout le respect qu’ils lui portent. Dire que Sylvain Tesson est aimé est encore loin de la réalité. Il a d’ailleurs cru Noël revenu en recevant, très ému, les cadeaux de ses lecteurs.

Géographe de formation, il a écrit ou co-écrit avec ses compagnons de route, 22 livres : des récits de ses voyages (L’axe du loup, La chevauchée des steppes, La marche dans le ciel…), des essais (Dans les forêts de Sibérie, Petit traité sur l’immensité du monde), et des nouvelles (Une vie à coucher dehors et depuis quelques jours S’abandonner à vivre).

Un titre magnifique, S’abandonner à vivre, et une philosophie de vie, pour celui qui nous explique qu’il est plus facile de frétiller comme la carpe mais cependant nécessaire de remonter le courant tel le saumon et nécessaire de croire au hasard : laisser la vie venir à soi, en pleine volonté, vigilant sur ce qui nous arrive et prêt à saisir les opportunités qu’elle nous offre.

Sylvain Tesson n’aime pas être emprisonné dans une case ou par une étiquette. A la question de savoir s’il se considère comme un écrivain-voyageur, il se rebiffe et fustige les français qui ne peuvent s’empêcher de cataloguer chacun. C’est donc un homme, un écrivain qui voyage, sans cesse sur le départ et fourmillant de mille projets, mais qui ne considère son voyage terminé que lorsqu’il l’a couché sur le papier.

Mais pourquoi partir ainsi et toujours ? Pour de multiples raisons, la beauté du voyage et des paysages, des rencontres, mais aussi et surtout pour fuir le quotidien.

Autant ces récits de voyage font la part belle à la nature, aux saisons, aux paysages, autant ses nouvelles sont centrés sur les hommes. De Paris en Sibérie, via l’Afghanistan ou le Texas -bien que ce ne soit pas le chemin le plus court…-, il raconte avec beaucoup d’affection ces femmes et ces hommes qui tentent maladroitement de vivre ou juste de survivre, comme dans la très belle nouvelle L’exil, qui raconte celui d’un jeune qui quitte le Niger et sa famille pour se retrouver à Paris.

N’espérez pas un jour lire un roman de Sylvain Tesson, il aime ce format de la nouvelle, comme autant de séquences, de chapitres d’une vie. De plus il est sans cesse en mouvement, la brièveté de la nouvelle lui convient donc. Enfin, il n’a aucune imagination dit-il, alors… Mais revenons à ses nouvelles… il n’est pas toujours tendre avec nos travers d’occidentaux. Ainsi dans la nouvelle La Promenade s’en prend-il avec humour aux joggers, dont il nous dit faire partie.

« Le monde changeait, mais Paris recevait toujours la lumière comme une bénédiction et les Parisiens tenaient bon dans cette certitude : rien ne vaut une heure de marche sur les quais de leur fleuve. Des joggers accumulaient le crédit de quelques kilomètres dans l’objectif de se taper, le soir, des andouillettes spongieuses en toute bonne conscience.Certains avaient le rictus christique, la foulée désarticulée. Le jogging était la névrose d’une société qui n’avançait plus. »

L’une de mes préférées s’appelle L’ennui et raconte celui, ferme et tenace de Tatiana dans sa barre d’HLM sibérien :

« Tatiana s’allongea sur le canapé, composa le numéro d’Igor mais ne l’appela pas. Elle fixa le plafond. Une tache marron s’épanouissait sur la tenture, trace d’une fuite du ballon d’eau chaude des voisins, vingt ans auparavant. Enfant, elle fixait les motifs des auréoles et y voyait des têtes d’hippocampes surgissant d’anémones. Aujourd’hui, la tache restait une tache. Une odeur de chou montait de l’appartement du dessous, imprégnait tout. C’était l’odeur de l’ennui russe. »

Je vous conseille aussi très très très vivement ce livre-là, paru en 2011, également disponible en Folio.

dans forets siberieSylvain Tesson y raconte sa retraite en ermite, pendant six mois, dans une cabane au bord du lac Baïkal en Sibérie. Il y est parti avec des vivres et soixante sept livres, car dit-il en introduction, j’avais de la lecture en retard….(j’en ai rêvé tant de fois…)…mais ce n’est évidemment pas la seule raison. Il raconte jour après jour, les gestes de survie – couper du bois, pêcher, se nourrir mais aussi entretenir la cabane -, les promenades pour découvrir les environs, et lorsque Sylvain Tesson se promène, c’est souvent plusieurs dizaines de kilomètres parcourus dans la neige, sur ou au bord du lac, ou dans les montagnes, car il est aussi alpiniste…, ses contemplations du paysage dans la nature ou derrière sa fenêtre, ses lectures, les visites de ou à ses quelques amis sibériens et puis ses réflexions, ce que lui inspire jour après jour, cette solitude, ce temps qui s’écoule et qui n’appartient qu’à lui.

« Dans la cabane, le temps se calme. il se couche à vos pieds en vieux chien gentil, et soudain on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. »

Je pourrais vous raconter encore qu’il aime la musique classique romantique, qu’il joue de la flûte à bec et de la cornemuse, qu’il aime Bruce Chatwin et Nicolas Bouvier, qu’il parle un russe de charretier et s’amuse à recenser dans cette langue les mots français. Un exemple : « un chantrapas  » est en russe un raté et provient des maîtres de chorale de l’ancienne Russie qui choisissait les chanteurs : « chantra »… « chantrapa ». Je pourrais vous raconter aussi que son dernier voyage s’est fait sur un bateau appelé « L’Imaginaire », pour suivre la petite transat de Galicie aux Antilles. Qu’il y a découvert la mer et qu’il y a pris goût. Qu’il projette aussi d’aller escalader des falaises de grès en Éthiopie….

Mais le mieux, c’est de venir la prochaine fois, car rien ne vaut une rencontre en librairie avec un écrivain de talent et un homme de bien.

Un immense merci à vous, Sylvain Tesson, pour cette généreuse et passionnante rencontre. et à tous les lecteurs qui sont venus y assister, car avec vous tout est possible.

Très belles lectures à tous !

Valérie

« L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années vous échappent.

Elles coulent dans la plaie du temps blessé.

Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil, et soudain on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. »
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/5923065/dans-les-forets-de-siberie-de-sylvain-tesson/#w0wsLWjYrR3DKufx.99

Délit de Fuite

 

Christophe Léon ,La Joie de Lire – 166 pages.

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Sur le chemin de leur maison de campagne, un père avec son fils traverse un village à très vive allure et percute une femme qui sortait de sa voiture. Le père fait le mauvais choix de s enfuir et s installe dans le déni. Le fils ne peut en rester là ; il va choisir lui, de se rapprocher du fils de la victime (qui n est pas morte) sans lui révéler cependant qu il connaît le coupable… un thriller à sa manière.

Une semaine sur deux, depuis le divorce de ses parents,le samedi matin, Sébastien part avec son père, direction, la campagne. Ce trajet devient une habitude, un rituel.

Loïc,à un an de la majorité, vit à la campagne. Il rêve de partir, quitter ce métier d’agriculteur, cette vie et cette mère un brin envahissante.
Ces deux garçons, à priori, n’auraient jamais dû se rencontrer. Ils vivent dans deux monde différents, le citadin et le campagnard, et puis quatre années les séparent, autant dire une éternité pour des adolescents. Et pourtant, un vendredi soir, tout va basculer et un accident va les rapprocher.

Sébastien et son père dérogent à leur habitude, et partent le vendredi pour un rendez vous avec un plombier. Impossible d’arriver en retard, sous peine de ne pas avoir d’eau chaude du week end. Au vu de l’importance du rendez vous, le père de Sébastien va donc faire fi de toutes les règles de sécurité et adieu la limitation de vitesse, surtout si près du but…

Loïc et sa mère se préparent pour un diner chez des amis de celle ci. Loïc aimerait y échapper, il essaye de la convaincre en vain, même avec la petite phrase assassine que tout ado se doit de prononcer au moins une fois « Vivement que j’aie 18 ans ». Alors, voilà, on y est. La voiture garée, il ne reste plus qu’à descendre…

Et le CHOC. Le choc d’une femme sur le capot d’une voiture. Puis la fuite, la fuite du chauffard,père du garçon, devant les yeux effarés de Sébastien. Loïc, lui, n’arrive pas à y croire, impuissant, en état de choc, il voit sa mère partir d’urgence à l’hôpital.

Christophe Léon nous offre ici un roman poignant, extrêmement bien écrit qui se lit d’une traite. Comment un garçon peut continuer à respecter son père quand celui ci déroge aux lois ? Comment un jeune homme peut continuer à vivre normalement avec une mère dans le coma ? Sans même parler de l’histoire, intense, la construction même du roman m’a plue, et a sublimé le sujet. Les chapitres s’alternent, l’un du point de vue de Sébastien, l’autre de Loïc, l’un avec un sujet à la première personne, l’autre avec l’utilisation de la deuxième personne. et pour autant, on se sent proche des deux personnages. Ces deux garçons, victimes de l’abandon d’un de leurs parents, perdus, vont pourtant se trouver.

C’est un roman sur l’amitié, sur la loyauté et surtout sur la responsabilité. La responsabilité du père dans l’accident, la responsabilité que ressent Sébastien, de ne pas avoir parlé, d’avoir fait comme son père voulait alors qu’il trouvait ça mal, la responsabilité de Loïc qui s’occupe seul de sa mère, tous les jours à son chevet, pour lui parler, pour enfin l’aider à se réveiller. Des thèmes souvent abordés en Littérature Ado, me direz vous. Et vous aurez bien raison, mais ici, c’est tout en finesse, avec intelligence. Je ne connaissais pas cet auteur, et à dire vrai, j’avais complètement raté la sortie de ce roman en 2011. Les couvertures de la Collection Encrage chez La Joie de Lire ne m’ont jamais donné envie, et c’est comme ça qu’on peut passer à côté de pépites comme celle ci. Comme vous avez dû le remarquer, Eric Cantona est sur la couverture. Pas pour le fun, car ce petit bijou a été adapté à la télévision, et vous pourrez le voir dès le 8 Janvier, aujourd’hui. Le roman est ressorti en septembre 2013, mais la diffusion du téléfilm ayant été plusieurs fois repoussée, ce billet a attendu

J’espère que ce téléfilm sera réellement centré sur la relation des deux garçons et pas sur le personnage du père interprété par Cantona… Wait & see.

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