Nox

nouvautes0Ici-Bas Tome 1

Yves Grevet

Editions Syros

 

Grevet Yves - Nox.jpgIci les rues sont obscures même dans la journée car un brouillard noir et opaque enveloppe la ville basse en permanence. On appelle ça le nox. Depuis qu’on sait marcher, on est tous équipés de chenillettes sous les chaussures. Leur frottement sur le sol entraîne un mécanisme qui conduit l’énergie produite jusqu’à une dynamo qui elle-même convertit notre force motrice en éclairage. C’est le fonctionnement en mode lumière. On peut aussi quand on sait se diriger dans le noir, se mettre en mode stockage et remplir des piles-réserves que l’on utilisera par exemple pour alimenter le frigo familial.

 

Le pays est divisé en deux parties. Là-haut, chez les riches, le soleil est bien visible et la vie est heureuse. Ici-Bas, le nox recouvre tout, les gens meurent tôt d’insuffisance respiratoire, on travaille pour le confort de la ville haute et la milice impose sa loi martiale. Les CASPistes (Chacun A Sa Place) et les COIVistes (Chacun Où Il Veut) s’affrontent de plus en plus violemment.

Lucen et ses trois amis d’enfance affrontent leur future vie d’hommes en prenant des chemins séparés vers les différentes factions terroristes ou miliciennes. Ludmilla, une fille de la ville haute, cherche à savoir le sort réservé à sa gouvernante, une femme d’en bas, qu’on a renvoyé d’un jour sur l’autre. Et pour tous, une question lancinante : A qui profite le Nox ?

 

 

On doit déjà à Yves Grevet la très réussie trilogie Méto. Il récidive avec un premier tome où l’on retrouve avec plaisir tout ce qui fait l’intérêt de ses précédents romans : fluidité de l’écriture, univers original, rebondissements constants et personnages attachants. En cumulant les narrateurs et les points de vue, il nous fait partager les doutes et les aspirations de ses personnages, racontant souvent un même épisode deux fois par deux personnages et donc avec deux angles différents. Son univers et les personnages n’étant ni tout blancs ni tout noirs, on apprécie d’avoir les divers points de vue des protagonistes qui permettent de nuancer les façons de voir de chacun et les réels tenants et aboutissants des diverses situations.

 

Seul petit bémol à ce livre, inhérent à tout début de série : on finit Nox en se disant que tout est enfin en place pour une suite d’envergure, et puis on tourne la dernière page et on sait qu’il faudra attendre deux ans avant la suite. Revers du bémol : on est pressé de la lire.

 

Un beau roman jeunesse, à lire à partir de 14 ans.

 

Pour qui ?

Pour les lecteurs de 14 à 99 ans.

Pour les fans de l’auteur qui ont dévoré les trois tomes de Méto.

Pour les amateurs de livres qui se lisent très vite, pris qu’on est par l’intrigue et l’écriture.

 

Bonnes lectures à tous et toutes,

 

Yvain

 

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