I love Bristol

Le but de notre voyage à Bristol, c’est lui,rencontre0

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et surtout lui, l’auteur, Jack Wolf.

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Nous partîmes donc par ce lundi blême et enneigé, pleine de fougue et d’allant. L’éternel sourire et la bonne humeur de notre chef de troupe, Camille Déforges, y était pour beaucoup, car être dès 6h30 à Roissy, fut en soi un exploit. Faire une escale à Amsterdam donnait à ce périple une indéniable dimension supplémentaire. Je suis une passionnée de l’avion et des aéroports, je l’avoue et la météo neigeuse de ce lundi m’a grandement aidée à assouvir ma soif inextinguible de voyages.

En effet ce ne furent pas deux mais trois avions que nous prîmes : Bristol via Amsterdam et Bruxelles, c’est l’horizon qui s’éloigne encore…

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Première escale à Amsterdam: mise en jambe dans un pub avec deux de mes comparses : Cécile et Sophie, qui se cache vainement…

 

DSC02050.JPGSeconde escale…

 

 

Une poignée d’heures plus tard, nous atteigîmes enfin Bristol, notre Eldorado à nous.

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Une petite ballade pour se mettre en bouche et c’est déjà l’heure de l’apéro.

 

 

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Mais trêve de souvenirs, je cesserai là mes évocations émues de ses beaux moments, tout en notant de retourner à Bristol, car c’est une belle ville.  Mon seul regret est de ne pas avoir mieux connu Jack Wolf, afin qu’il nous en dise plus sur son livre.

Avant de vous parler de ce fameux livre à l’origine de ce périple trans-européen, il me reste à remercier Camille pour ce voyage, qu’elle aura tout fait pour rendre vraiment chouette !

Ce livre, donc…

Misericordia a été écrit par Jack Wolf et traduit par Georges-Michel Sarotte. Edité par Belfond, il sort le 4 avril prochain (je suis très en avance en fait…).

liv-2836couv_m-misericordia.jpg » Il y eut à nouveau du Bruit. Un Charivari de Ribote et de Beuverie s’échappait de la Taverne et une chouette hululait quelque part au-dessus de la Route.

Nataniel ouvrit le lourd Portail de chêne et nous nous retrouvâmes plongés dans un Tourbillon de Lumières et de Chandelle, de Fumée et d’Eclats de Voix. Il se tourna vers moi et me fit un grand Sourire, les Yeux pétillants de joyeuse Ironie.

– Viens, Tristan, dit-il. Faisons une Entrée que, même s’ils doivent vire cent Ans, ces Rustres n’oublieront jamais. « 

 

Tristan Hart est le fils et héritier d’un proprétaire terrien, entre Haringdon et Highworth (je vous laisse aller voir sur G*****, ces deux riantes bourgades se trouvent à l’est de Bristol): Shirelands Hall. Son meilleur ami depuis l’enfance, Nathaniel Ravenscroft, est quant à lui le fils du titulaire de la Cure qui appartient au Domaine. Ils découvrent, expérimentent, font les 400 coups et partent ensemble à l’aventure. Ils sont inséparables, et une fascination pour Nathaniel pousse Tristan à le suivre dans toutes ses frasques et fredaines. A l’adolescence, Tristan se découvre une autre passion, l’anatomie, l’étude du corps humain, la dissection de cadavres, dans le but ultime de découvrir l’origine et les mécanismes de la Douleur. Il commence donc par autopsier de petits rongeurs. Puis part à Londres étudier la médecine auprès d’un chirurgien.

Il est toujours difficile de résumer un livre, il faut en dire suffisamment mais pas trop…

Ce livre est un mélange de thriller gothique et de conte fantastique. Nous sommes en 1741 au début du livre, dans la campagne anglaise, et les croyances en un monde parallèle et surnaturel, peuplé de sorcières, elfes et autes créatures sont choses naturelles. A ce titre, une pipistrelle, une petite fille avec des ailes d’ange (ou de chauve-souris !) a un rôle très important dans le livre, je ne peux vous en dire plus.

Autre particularité de ce roman, dans sa forme cette fois, quasiment tous les substantifs de ce roman commencent par une majuscule, ce qui rend la lecture des dix premières pages chaotiques, voire déstabilisantes. Puis le fil de l’histoire prend le dessus.

Ce livre n’est pas un conte pour enfants loin s’en faut. Je ne connais pas suffisamment les légendes celtiques, mais je pense qu’il y fait souvent allusion.

Cauchemars, visions, hallucinations peuplent la vie nocturne et diurne de Tristan Hart, le héros et l’auteur décortique les peurs, angoisses, fantasmes qu’ils enchevêtrent à la trame de son roman, et cela peut faire frémir parfois… mais une chose est sûre, son récit est envoûtant, troublant.

La scène finale de lutte avec ses pires démons est assez épique.

 

Pour qui ?

Les amateurs de frissons, êtres maléfiques (ou pas) et ambiances embrumées.

Ceux qui apprécient une pincée de fantastique.

Ceux qui aiment les tavernes, pubs et autres lieux de perditions en tous genres et britanniques. En voici d’ailleurs un fort bel exemple, à Bristol of course.

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Bonne lecture !

Valérie

 

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